neyame

Les coups ne sont pas toujours physiques : il existe aussi une violence psychologique

Dix ans après, je porte toujours des cicatrices. Oui dix ans ! Pourtant il ne m’a jamais frappé.

J’étais jeune, je venais de fêter mes 16 ans et ma première année en tant qu’orpheline. Un soir, à la fin de mon service (au bar où j’effectuais mon second boulot afin de subvenir à mes besoins et à ceux de mes frères), j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari mon bourreau.

Yan est un bel homme, élégant et toujours bien vêtu. Il a tout pour plaire à une femme, et il le sait.

Il m’a séduite dès les premiers rendez-vous et c’est simplement parce que j’avais promis à mon pasteur de m’abstenir qu’il n’a pas mis mon dos au sol dès le premier soir.

Nous nous sommes fréquentés pendant un mois et, comme au travail son chef lui avait promis une promotion à condition qu’il soit légalement marié, à deux mois de relation, nous nous sommes mariés en présence de nos témoins et de ses parents.

Il parait que la nuit des noces est magique. Mais moi je ne le saurais jamais, car c’est cette nuit-là que mon calvaire a commencé.

Une fois dans notre chambre, Yan m’a fait asseoir afin de me donner le règlement intérieur de la maison :

  1. Il aura toujours le dernier mot ;
  2. Je ne dois pas recevoir de visites ;
  3. Je dois arrêter de travailler ;
  4. Je n’ai pas le droit d’avoir un téléphone ;
  5. J’ai le droit de sortir uniquement en sa présence.

C’était difficile aussi bien à assimiler qu’à mettre en pratique. Je me souviens du jour où, ayant commencé la cuisson de la sauce d’arachides, je me suis rendue compte qu’il n’y avait plus de sel, j’ai donc filé à la boutique du coin pour en acheter. Il est arrivé à la maison à ce moment-là. Il m’a rappelé le règlement et il a repris le double des clés qui était en ma possession.

Désormais j’étais sa prisonnière

Pas un jour ne passait sans qu’il ne me rappelle à quel point j’étais pauvre lorsqu’il m’a rencontrée. Sans qu’il ne me rappelle que c’est lui qui me nourrit, qui me loge et qui est chargé de la scolarité de mes frères. C’est à cause d’eux que je supportais qu’il me rabaisse et qu’il m’humilie sans cesse. Je voulais que mes frères continuent d’aller à l’école.

Après la 4e année de notre mariage, j’ai fait une fausse couche (à 7 mois de grossesse). C’était très dur pour moi, mais en plus il fallait qu’il en rajoute en prétextant à chaque fois que j’étais tellement nulle… nulle au point que je n’arrivais jamais à garder une grossesse.

Dieu merci je suis très vite à nouveau tombée enceinte. Mais cela n’a rien changé. Monsieur ne voulait pas me donner de l’argent pour mes visites médicales car, pour lui, de toutes les façons je ne mènerais pas cette grossesse à son terme. J’ai donc passé toute ma grossesse à la maison, sans voir un médecin. Au bout de 9 mois j’ai mis au monde une magnifique petite fille.

Je pensais que l’enfant allait le faire changer. Je nourrissais en moi le désir de connaître enfin le bonheur en couple. Mais rien n’a changé. J’ai appris toute seule ce qu’être mère signifiait. Je me servait des manuels qu’il me rapportait. Un soir, à son retour du travail, alors que je changeais la couche de notre fille, il a remarqué qu’elle avait des  fesses un peu rouges. Il a pris la décision de l’amener vivre chez sa mère car, décidément, pour lui j’étais une incapable. Ce fut la raison de ma première tentative de suicide.

 

Lors de la sixième année de notre mariage, je me suis mise un jour à saigner énormément sans comprendre pourquoi. J’étais seule, il était parti en mission à l’autre bout du pays depuis 2 semaines. Vivant seule dans notre villa et n’ayant pas de téléphone, la seule solution que j’avais pour trouver du secours était de franchir le mur qui me séparait des voisins et ce, grâce à une échelle qui se trouvait dans la cours. J’ai sauté de l’autre côté du mur, et là, après mon saut je ne me souviens plus de rien…  le seul souvenir que je garde est celui du visage de mon frère à mon réveil dans un hôpital.

C’était #LeCoupDeTrop.

Dès mon retour je suis allée vivre chez mon frère. J’ai demandé le divorce. Il a obtenu la garde notre fille. Mais je la vois de temps en temps. Je suis plus épanouie, et aujourd’hui je vis.

#LeCoupDeTrop

Partout dans le monde, de nombreuses femmes subissent des violences domestiques au quotidien. Souvent les violences ont lieu au sein du couple.

Cet article est rédigé dans le cadre d’une campagne menée par le collectif blogueurs de Yaoundé #BlogHub afin de dénoncer ces maux qui minent notre société.

Stop aux violences domestiques.
https://www.carefrance.org/care-actions/campagnes/non-violences-faites-aux-femmes.htm


De ce coté de Yaoundé, nous consommons le jus des toilettes !

Il y a fort longtemps, lorsque j’étais au CM2 à l’école publique de Zoétéle (mon village chéri, n’est-ce pas Fotso ?), mon maître nous avait appris le fameux concept de « jus des toilettes ». C’est tonton Joseph qui m’a fait me souvenir de ce concept vendredi dernier au quartier Essos lorsqu’il affirmait « A Yaoundé, nous mangeons chaque jours les Kde quelqu’un. » Bon, je vous mets à la ligne.

En fait lorsqu’on parle du « jus des toilettes« , c’est l’eau que l’on consomme dans certains bas-fonds de la ville de Yaoundé.

A Yaoundé, de nombreux ménages n’ont pas accès au réseau d’adduction en « eau potable », alors ils se tournent vers les puits, voire des sources, aménagées ou non. Pourtant, vu que la ville est qualifiée de ville aux sept collines au regard de son relief, au-dessus de chaque puits se trouvent probablement au moins des toilettes. Ces dernières sont très souvent à canon dans les bas-fonds. Les toilettes à canon sont des sortes de toilettes sans fosse avec des tuyaux qui dirigent tout ce qui est déposé dans le bidet vers l’extérieur, donc dans la nature (cours d’eau, rigoles… ).

Moi auprès des toilettes à canon
Neyame près des toilettes à canon. (CC: Dave Limen)

Dans ces lieux, les nappes d’eau affleurent le sol et se trouvent au même niveau que les fosses ou tuyaux des toilettes, d’où un mélange entre les fèces et l’eau. Eau que consomment de nombreux ménages.

Je ne vous dis pas !

Ce qui est le plus alarmant, c’est que cette eau sert également pour arroser les ¾ des légumes que nous consommons à Yaoundé. En effet, puisque les bas-fonds de la ville sont également marécageux, la majorité des légumes vendus dans nos marché y sont cultivés à l’instar des choux, persil, poireaux….

Alors, le matin lorsque vous consommerez de la salade, ne l’accompagnez plus de jus. Il s’y trouve déjà sous forme de jus de toilettes ! 

 

* K2: Expression utilisée pour éviter le nom usuel des fèces 
* Jus des toilettes: Eau souillée par les fèces

 


Incroyable mais vrai, à Yaoundé au 21e siècle, des familles sans toilettes !

Nous sommes en 2017, pourtant, de nombreuses familles n’ont pas de toilettes à Yaoundé. Cela vous étonne peut-être, mais vendredi dernier, en faisant un tour dans un quartier de la ville, c’est le constat que j’ai fait. Parfois même, pour les ménages ayant des toilettes, elles ne sont pas adéquates. Dans un cas ou dans l’autre, voici comment fonctionnent les familles qui n’ont pas de toilettes.

  1. Les familles qui n’ont pas de toilettes sont noctambules

Elles gardent leur besoin à longueur de journée, puis la nuit tombée, elles se servent des sachets et bouteilles plastiques. En gros, le sachet c’est pour la grosse commission, et la bouteille, c’est pour les déchets liquides du corps que vous connaissez. Sûrement vous demandez-vous le devenir de ces plastiques après utilisation. Je vais vous dire, c’est simple. Observez bien les sachets noirs que vous trouvez dans certaines rigoles des quartiers populaires. Quant aux bouteilles, elles ne vont pas loin, c’est directement dans la rue qu’elles sont jetées. S’il vous plait, ne venez pas me demander où elles font leurs toilettes, devinez seulement !

  1. Les familles qui n’ont pas de toilettes sont solidaires

Bon ! Je ne sais pas si c’est de la solidarité ou de la bonne charité, ce que je sais, c’est que lorsque certaines familles sont les seules à avoir des toilettes dans un quartier, elles peuvent, si elles n’ont pas peur de la sorcellerie, les partager avec les voisins. En fait, ce n’est pas usuel ici de partager ses toilettes, car il parait que c’est là-bas qu’on garde les totems. Si plusieurs ménages utilisent une même toilette, c’est que c’est le bailleur qui en a voulu ainsi.

  1. Les familles qui n’ont pas de toilettes ont surement une fosse quelque part

Si, chez une famille à Yaoundé, vous demandez la direction des toilettes et on tarde à vous y conduire, n’insistez pas ! Ils n’ont pas de toilettes proprement dit, mais juste une fosse creusée dans une des pièces de la maison.

En même temps, il faut nuancer, parfois certains ont juste honte de leurs toilettes. La semaine dernière, une maman disait que ses toilettes ne sont pas gentilles. Elles attendent toujours lorsqu’elle a des étrangers importants pour dégager des odeurs. Même des toilettes mal aménagées ou mal entretenues peuvent vous faire avoir honte.

  1. Les familles qui n’ont pas de toilettes ont des organismes spéciaux

Ils sont soit toujours constipées, soit ils ont une forte rétention. Imaginez un peu un instant avoir une envie pressante mais ne pas pouvoir vous soulager. C’est difficile, n’est-ce pas ! Pourtant, pour de nombreuses personnes, c’est un jeu d’enfant.

  1. Les familles qui ont des toilettes n’ont pas de « toilettes »

Par ignorance ou pour d’autres raisons, de nombreuses familles ont des toilettes, mais ils ne savent pas qu’elles ne sont pas « adéquates ». Selon les ODD 6, une toilette adéquate sépare hygiéniquement les excrétas des contacts humains. En d’autres termes, une toilette améliorée ou adéquate possède :

  • Un toit et des murs, pour éviter le contact entre l’eau des pluies et les excrétas. Mais aussi pour protéger l’usager des intempéries pendant qu’il y a.

  • Une dalle lavable, pour éviter le contact direct avec les excréta et faciliter le nettoyage.

  • Une fosse étage, pour éviter tout contact entre les excréta et la nappe phréatique. Surtout dans les bas fonds de Yaoundé où cette nappe effleure la surface du sol.

En résumé, nous sommes en 2017, pourtant de nombreuses familles vivent sans toilettes à Yaoundé, soit par ignorance soit par manque de moyens. Toutefois, leur sort n’est pas scellé. Il y a de l’espoir. Ce dernier s’appelle Projet d’Assainissement de Yaoundé (PADY II). Rendu à sa deuxième phase, ce projet porte en son sein un volet Information, éducation et communication pour le changement de comportement. Avec comme objectif de « susciter l’adoption de comportements sains par les habitants de la ville de Yaoundé, en vue de préserver leur santé et prévenir les maladies, à travers les activités principales suivantes » (HC-ERA, 2016).

Volontiers, j’ai prêté mon image pour représenter la mascotte de cette campagne, et j’en suis fière. Mais ma plus grande fierté serait de voir un changement réel des comportements des populations de la ville de Yaoundé en matière d’hygiène et assainissement. Ce dernier passe par l’adoption des latrines adéquates.

Mon image sur une affiche grand format "Yaoundé ville propre" PADY II
Mon image sur une affiche grand format dans le cadre du PADY II « Yaoundé ville propre » CC: Claude Aristide

Alors toi, citoyen du monde qui te reconnait à travers ces lignes, adopte des toilettes adéquates pour ton bien et le notre ! 


TOP 10 des fonctions des zones boisées en milieu urbain

« Rapprocher les gens de la Nature »

c’est le thème choisit cette année pour la journée mondiale de l’Environnement célébré le 5 juin. Il ne s’agit pas uniquement de faire des randonnées ou des sorties dans des aires protégées ce jour, pour prétendre qu’on a rapproché les gens de la nature. Il faudrait un tant soit peu leurs faire comprendre la nécessité de vivre au quotidien avec la nature. D’autant plus que la moitié de la population mondiale vit en ville et que pour la majorité, les villes les plus développées sont celles qui se sont le plus éloignées de la nature. Pour ce faire, les lignes suivantes présentent le top dix des fonctions des arbres et des zones boisées en milieu urbain.

1 – Les arbres en milieu urbain jouent le rôle de purificateurs d’air

Voilà là, certainement l’un des rôles les plus importants des arbres en milieu urbain. Dans un premier temps, les arbres produisent l’oxygène nécessaire à la respiration. Ensuite, Ils absorbent le dioxyde de carbone, gaz très néfaste rejeté par les activités anthropiques. Enfin, ils filtrent les particules fines de poussière en superposition dans l’air grâce à leur feuillage.

2 – les arbres en milieu urbain : des climatiseurs naturels

Grâce à l’évapotranspiration, les arbres modifient le degré d’humidité au niveau local et créent ainsi un microclimat. Ceux qui ont déjà fait un tour en zone aride comprendront mieux cette rubrique. Lorsqu’il fait extrêmement chaud, rien de plus beau qu’un arbre pour se rafraichir un peu. En plus, les zones boisées permettent une meilleure ventilation de la ville. En effet, l’air frais des boisés remplace l’air chaud des zones d’habitation.

3- les arbres en ville jouent le rôle de régulateur de l’eau

Ce rôle est très important pour la lutte contre les catastrophes naturelles telles que les inondations. En effet, une partie de l’eau de pluie qui tombe est interceptée par les feuilles. Cette action permet de ralentir la vitesse des goutent et permettre une infiltration. En outre, une grande partie de la portion d’eau qui arrive au sol est absorbé par les racines. De plus la litière au sol emprisonne une partie de l’eau et diminue le ruissellement.

4- les arbres en ville assurent le maintien de la biodiversité

Les arbres servent d’abri à de nombreuses autres espèces aussi bien végétales qu’animales. Ils représentent également un grenier pour de nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux et de petits animaux.

5- les arbres améliorent le bien-être en milieu urbain

En milieu urbain, les milieux boisés contribuent à notre santé physique et psychologique. Ils offrent dans un premier temps des espaces propices pour des activités en plein air comme le vélo, la marche et la course. Ensuite ils constituent des endroits de détente et de loisirs.

Rendez-vous lundi prochain pour la suite.


D’Alexandrie à Yaoundé, une histoire d’Hommes et de chats !

Dans les rues alexandrines, les hommes et les chats partagent leur quotidien. Pourtant chez nous, à Yaoundé, les hommes se partagent des chats au quotidien.

À Alexandrie, les chats sont des rois !

 

Là-bas, les chats ont autant de droits que les hommes. Je dirais même que parfois ils en abusent. Dans les rues alexandrines, il est de coutume de voir des vieilles dames partager leurs repas avec des chats à quelques mètres d’un individu mendiant son pain quotidien.
En dehors des rues, ils restent des rois. Dans le couloir d’un immeuble, si un chat croise votre chemin, c’est à vous de lui céder le passage. Cela n’est que normal. L’histoire de l’Égypte, depuis l’Antiquité accorde une place de choix à cet animal. Le chat en Égypte est un signe de protection.

chat
chat

À Yaoundé, des chats sont des proies !

Ici, les chats ont les mêmes droits que les poulets « Prendre du poids pour un jour se retrouver dans une casserole ». Dans les rues Yaoundéennes, il est difficile voire rare de croiser un chat en errance. Même dans les quartiers, si un chat fait un tour au-delà des limites de l’habitation de son maitre, il y a de forte chance qu’il ne voie pas le jour suivant se lever.

chats en cage
Chats en cage

Pour certains, cette viande a des vertus thérapeutiques, pour d’autres, elle est aussi douce que celle du lapin, c’est pourquoi les Camerounais en raffolent. Pourtant depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais vu ni entendu qu’il existait des fermes d’élevage de chats pour la consommation.
À l’heure où les start-up ont le vent en poupe ne serait-il pas merveilleux de se pencher sur la possibilité de création d’une entreprise de production et de distribution des produits à base de chat, afin de faire tout haut ce qui se fait tout bas ?
À cajoler ou à consommer, un chat reste un chat.  À chacun de faire son choix !


Au nom de la victoire du Cameroun sur l’Égypte, j’ai été Pierre !

Finale CAN 2017

 

Mon cœur balance, il tremble. Il est 15h19 ici, et dehors des cris et hurlements de toutes sortes. Chez nous le match est mieux regardé quand on est en famille. Aujourd’hui, mon pays, le Cameroun, est en finale de la CAN. J’ai envie de crier au monde entier que je supporte ma Nation,  mais même à mon voisin je ne peux le dire. Mon voisin est en fait mon adversaire pour ce match, oui ce soir le Cameroun affronte l’Égypte.
Sur les réseaux sociaux et dans les rues tous nos amis nous recommandent de rester à la maison. On dirait qu’ils nous préviennent d’une guerre certaine mais ce qu’ils ne savent pas c’est que ce match moi j’ai envie de le suivre comme les autres depuis le début de la compétition, dans un coffee.
La team c’est la même, quelques compatriotes et des fans des lions venant de part et d’autre du continent. Deux heures avant le match, malgré l’assurance de notre amie égyptienne, nous restons fermés à une décision prise un peu plutôt. Ce soir nous regarderons le match en famille mais à la maison.
Au rendez-vous, popcorn et boisson sucrée (même s’il est vrai que la ice black me manquait terriblement). Il sonnait exactement 21h12 lorsque tête levée, main droite sur la poitrine de tout mon être et  de toute mon âme j’entonne cet hymne national qui me rappelle mes origines.
Première mi-temps très morose. Sont-ils effrayés ? Où est passée leur assurance ? Où sont les lions que j’ai vu face au Ghana ? Tels sont les interrogations qui vont et viennent dans ma petite tête. Au téléphone, les miens ne cessent de me contacter, voulant se rassurer de ma sécurité. Néanmoins pour moi, à ce moment, il n y a qu’une chose qui compte : la coupe. Je cris, joue les arbitre tantôt les coaches, je me retrouve même en train de donner des passes.
L’arbitre siffle, c’est la mi-temps. Le temps passe vite et voilà le début de la deuxième mi-temps, je retrouve mes esprits, mes cris de peur se transforment en cris de joie après l’égalisation du Cameroun puis en cris de victoire après le second but. J’étais certes dans la joie mais elle n’était pas totale. Je ne pouvais ni hurler, ni crier comme chez nous à Douala. En plus ce match c’est à deux pâtés de maison de chez moi que je le regarde.

Les Égyptiens sont désormais dans la sauce, la coupe dans la poche, il nous  faut regagner nos logements.

Sur le chemin du retour, j’ai été Pierre, à trois reprises, je n’ai pas pu dire oui, je suis Camerounaise. Laissez-moi vous dire que ce n’est pas l’envie qui m’a manqué. Mais comme Pierre j’ai préféré ne pas découvrir la conséquence de mon « OUI ».

Bref, c’est fait, nous avons réécrit l’histoire. Cette histoire, je l’ai vécu, Je suis camerounaise, j’ai vécu la CAN et j’ai vaincu mon pays hôte.


FOCUS 1 : le rôle des Zones Humides

Ceux qui s’intéressent un peu à tous ce qui a trait à la conservation de la nature et l’environnement ont déjà sûrement un jour entendu parlé des Zones Humides. Pour le reste, ce n’est pas grave, nous en parlerons dans ce billet.

Les Zones Humides peuvent être définies de plusieurs manières. Ce qu’il faut retenir ici, c’est que l’un des facteurs déterminants pour leurs définitions, c’est la présence d’eau. Ainsi, la définition retenue ici est celle de la convention Ramsar. Selon celle-ci, les Zones Humides sont «des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres». En d’autres termes, ce sont des milieux où l’on observe la présence permanente d’eau d’une faible profondeur.

Si de plus en plus l’homme s’intéresse à ces écosystèmes particuliers, c’est à cause des bénéfices qu’il en tire. C’est derniers sont regroupés sous le label de services écosystémiques. En effet, les Zones Humides fournissent une grande variété de produits végétaux, animaux et minéraux utiles à l’humanité. C’est l’exemple du riz et du poisson qui sont des aliments de bases pour plus de la moitié de la population mondiale. Les zones humides constituent un réservoir de biodiversité. Elles renferment une abondance d’espèces caractérisées par leur caractère unique. En effet, les espèces qu’on retrouve dans les Zones Humides sont des espèces endémiques, on ne les trouve parfois nulle part ailleurs.

Pour moi, ce sont les bénéfices culturels qui m’intéressent le plus. il s’agit des bénéfices  non-matériels  obtenus  par  les  hommes à travers l’enrichissement spirituel, le développement cognitif, la réflexion, la création, les expériences esthétiques. L’un des services que même les pros du domaine ignorent souvent, c’est le service de régulation. En effet, les zones permettent la régulation des processus naturels tels que le cycle de l’eau, de l’aire et des nutriments. En outre, ils jouent également un grand rôle dans la régulation des catastrophes naturelles d’où le thème de la journée mondiale des zones humides célébrée le 2 février dernier : « Les zones humides pour la prévention des catastrophes ».

Désormais vous en savez un peu plus sur les zones humides, alors devenez acteur de leur protection et sauvegarde. Mais comment ? En mettant en pratique ces petites astuces.

  • Avoir un regard d’amoureux de la nature 

Soyez un peu plus attentif à ce qui se passe au tour de vous, aux zones Humides qui vous entourent et faites-vous une idée personnelle (types de végétation, d’animaux, de zone Humide..) en visitant celles qui sont près de chez vous (Au Cameroun, je recommande de faire un tour à Ebogo). Ce regard suppose aussi d’agir au cas où observez des activités illégales telles que l’exploitation du bois dans un site protégé où un déversement abusif de produits toxiques prévenez les autorités compétentes.

  • Éduquer, informer, c’est protéger !

Les Zones Humides sont très souvent considérées comme des dépotoirs, des friches abandonnées ou même encore ne sont pas considérés tout court. Les échanges avec des proches sur l’importance des zones humides afin de leur faire comprendre les énormes avantages que l’humanité en tire, tant au niveau local que mondial, pourrait contribuer à leur sauvegarde. Vous pouvez également partager de jolies photos de zones humides. Inviter des amis à venir en découvrir une avec vous afin de leur montrer leur importance de façon palpable.

  • Changer quelques-unes de nos habitudes !

Les zones humides sont des lieux ou finissent des déchets de toutes sortes. Mieux gérer ses déchets pourrait contribuer à la sauvegarde et la protection de ces milieux. En outre, une consommation de moins de sachets et emballages plastiques peut également conduire à une diminution de la pile de déchets qui finit dans les zones humides.

  • Se salir les mains pour embellir la vue !

Puisqu’elles sont très souvent semblables à des déchèteries, une des actions que vous pouvez mener est le nettoyage des zones humides. Vous pouvez le faire individuellement ou en groupe. L’entretient de nos espaces humides personnels pourrait également être d’un grand atout.

  • Puisque l’union fait la force, se joindre à ceux qui œuvrent pour les zones humides et leur utilisation rationnelle.

Aimer c’est agir, alors si vous aimez les services rendus par les zones Humides, n’attendez plus, AGISSEZ !!!

Ceci est le premier des focus portant sur divers thématiques (l’environnement, le développement durable, l’urbanisation…) que vous propose désormais le blog de Neyame, restez branchés pour en savoir plus.


Par ce que je suis Africaine, je porte ma culture à merveille.

Voilà bientôt deux ans que je vis ici.  Rien n’a changé, j’habite le même quartier, j’ai le même bailleur et le fréquente la même université  (C’est d’ailleurs pourquoi je suis ici). Ce qui ne change surtout pas ce sont les regards dans la rue. Oui, je suis africaine et ce que je sais faire de mieux, c’est porter ma culture. Je le fais à travers mes tenues parsemées de quelques touches Afritude. Ce en apportant de petites touches fantaisiste. Ce que je préfère le plus ce sont mes coiffures.

Femme portant sa culture à merveille.
Femme portant sa culture à merveille.

De nature nos cheveux à nous sont frisés. Ce qui marque de prime à bord une nette différence avec ceux qu’on rencontre de coutume ici. Nos cheveux sont également réceptifs à un certain nombre de coiffures. Notamment les rastas et toute la crique qui va avec. Quand je parle de cela, une petite histoire me revient en tête.

Nedda, la sœur de mon bailleur, un soir m’interpella dans la rue. J’avais à ce moment de dreadlocks à la Bob Marley sur ma tête. Elle voulait en effet, savoir s’il était possible de lui faire des tresses semblables aux miennes. Sachant bien combien ce n’était pas chose aisé. Je lui promis de passer chez elle le week-end d’après pour le faire. Tellement surexcité, elle ne put attendre le week-end et me demandant ce soir s’il était possible de faire un essai à l’instant « T ». Ce que nous fessâmes. Toute sa famille était réunie à cet effet. Son époux, dès la première tresse devinrent tout rouge. Il se mit à faire des va et vient dans la salle de séjour où nous nous trouvions ; on aurait dit qu’il se trouvait à la maternité. A peine 8 minutes de coiffure et la cinquième tresses entamés, Saïd, l’époux s’adressant à moi dit «  Martine, when you are tired, stop ». je compris par là qu’il trouvait pénible l’activité mené par nous. Les extensions ‘’africaine’’ ne sont la chose qu’on trouve à tous les bouts de rue ici. A cause de cela, les tresses que je réalisais se faisaient uniquement avec les cheveux de mon habibi*. Du coup, ces tresses étaient à des années lumières des miennes au fur et à mesure qu’on évoluait, malgré la beauté de ces tresses, elle était déçue.A la moitié de la tête, nous avons dû laisser tomber.  Ma déception était encore plus grande que la sienne. En effet, j’étais heureuse non seulement de lui faire des tresses. Mais aussi du fait de mon savoir-faire que j’exprimais à travers cet art.

Ça c’était juste une histoire, pour vous dire à quel point la roue s’inverse. C’est à nous de faire la promotion de ce que nous savons porter le mieux «  Notre culture ».

*habibi : chérie .

*ici: Alexandrie


Maintenir son corps en Santé, un réel défis pour les camerounais.

La santé, c’est ce qu’on a de plus cher dans la vie. Nous devons tout faire pour la préserver. Comment garder son corps en bonne santé dans un contexte de pays en développement, le cas échéant, dans mon pays, le Cameroun.

Maintenir son corps en bonne santé à travers une bonne alimentation !!!

Bien se nourrir est non seulement l’une des priorités à l’échelle mondiale mais également à l’échelle nationale. En effet, « Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable » c’est l’objectif numéro 2 des ODD. Pourtant au Cameroun mon beau pays, bon nombre d’individus souffre encore d’insécurité alimentaire.
La sécurité alimentaire, il faut comprendre : le fait que   «tous  les êtres humains d’une région ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active ».
Selon une étude du programme National de sécurité alimentaire de mon pays que j’ai eu à lire dans le cadre de mes études, environ le 1/5 des ménages est en insécurité alimentaire. Il ressort également que, sur les individus en situations d’insécurité alimentaire, 9/10 ménages ont une consommation alimentaire pauvre (29,6%) ou limite (66,1%).

Pourtant, dans les médias et depuis notre bas âge, on nous enseigne qu’il faut non seulement manger équilibré. Mais aussi avoir une alimentation variée. ce qui pousse mes neveux à chaque fois ou ils vont à table, à nous rappeler qu’il faut manger 5 fruits et légumes par jours.

https://www.google.com.eg/search?q=cameroun&client=firefox-b&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiXxpbc_PXPAhXLvBoKHRnIDOYQ_AUICCgB&biw=1600&bih=790#tbs=sur:fm&tbm=isch&q=fruit+du+cameroun&imgdii=B36LbigqHgS7PM%3A%3BB36LbigqHgS7PM%3A%3BTgSdJAYW-c8t-M%3A&imgrc=B36LbigqHgS7PM%3A
fruits et légumes

Maintenir son corps en santé à travers des exercices physiques réguliers !!!

Bouger de façon régulière. Cela aide maintenir son corps en bonne santé et avoir un cœur fort. Bouger c’est bon non seulement pour le cœur. Mais aussi pour le moral, pour les muscles et les articulations. Quand on parle d’activités physiques, il ne s’agit pas uniquement de courir au point de vouloir battre le record d’Usain BoltMais des petits activités telles que : La marche. Sur une courte distance, choisir la marche à pied plutôt que d’emprunter un taxi par exemple, c’est bon pour la santé. Emprunter des escaliers plutôt que l’ascenseur. En effet, selon des études, la pratique d’une activité modérée (au moins 3 heures par semaine) ou d’une activité intense (au moins 20 minutes trois fois par semaine), diminue de 30 % le risque de mortalité prématurée.

Bien qu’ayant des bienfaits, pour la santé, le sport à également des impacts sur cette dernière. Au nombre desquels on peut citer : Lésions aiguës (fracture, luxation, traumatisme crânien, rupture des ligaments, entorse) ou chroniques (tendinite de l’épaule pour la natation). La frayeur d’avoir l’une de ces lésions est la raison pour laquelle moi j’en pratique pas ou du moins de façon modéré. Il y a également des risques d’addiction pour ceux qui pratiquent le sport de manière régulière ou encore de surmenage chez les tout petits. Raison pour laquelle, la pratique du sport devrait être une activité spécifique ou encore personnalisée. Ce en fonction des paramètres tels que l’âge, le sexe, la condition des individus.

Maintenir son corps en santé à travers une hygiène et salubrité de qualité !!!

Un environnement saint pour un corps saint. Il est nécessaire de maintenir son entourage dans un état de salubrité acceptable. Ainsi qu’avoir une bonne hygiène pour être en bonne santé. L’accès à une eau potable de qualité, la bonne gestion de ses déchets, des latrines améliorées et une hygiène alimentaire et corporelle appropriée sont des éléments capables de concourir au maintien du corps en bonne santé.En effet, au Cameroun on estime que les maladies diarrhéiques causées par de mauvaises conditions d’alimentation en eau, assainissement et hygiène sont à l’origine de 18,300 décès par an et représentent 13,4% de la morbidité (OMS).

Le lavage des mains avec du savon. Il compte parmi les moyens les plus efficaces pour prévenir les maladies fécales orales et respiratoires. En effet, le lavage des mains surtout après contact avec les excréments peut conduire à la réduction de l’incidence diarrhéique de 42 % à 47 % et une réduction de 30 % des infections respiratoires*.

Une bonne gestion des rébus peut également permettre le maintien du corps en bonne santé. En effet, éloigner les déchets des habitats ne suffit pas. Il faudrait le faire avec certaines précautions afin d’éviter les risques de contaminations. L’hygiène et la salubrité représentent un volet très important pour notre pays. C’est pourquoi, dans la ville de Yaoundé, il a été lancé une campagne d’information, Éducation et Communication nommée PADY II* ; campagne à laquelle j’ai non seulement participé en tant que stagiaire dans une structure de la place, mais également en jouant le rôle de porte flambeau, en donnant mon image pour illustrer un personnage de ladite campagne.

Éviter le stress, les alcools, les excès d’alcool, tabac et drogues !!!

Pour être en bonne santé, il est nécessaire de se relaxer et d’éviter le stress. Pour ce, il faudrait : avoir une attitude positive ; une bonne gestion de son temps, donc l’organisation ; évacuer les tensions à travers la relaxation ; faire du sport et avoir une hygiène de vie saine. Mon astuce à moi, c’est le sourire.

En outre, pour être en bonne santé, il faut éviter les excès (Alcool, drogues et tabac). Ne dit-on pas que « tout excès nuit » ? Quand je pense à cela, une image me revient en tête, celle des Hommes de mon pays. Pour que vous compreniez, mieux je vais vous narrer un dimanche comme tous les autres pour la plupart des Hommes de mon pays.

Après une semaine de dur labeur, quoi de plus que le sport pour se détendre ? 5h30 exactement du dimanche matin, tonton Abéna, réveille son épouse pour lui demander de préparer sa tenue de sport. A 6h, il est au rond-point express, où il doit rencontrer ses collègues du 2.0*. Une fois réunis, ils font des échauffements puis, entament une partie de foot. Pimpimmmm ! 9h30, l’arbitre siffle la fin du match. Ensuite vainqueurs et vaincus se rendent chez papa Tagne, Barman le plus proche pour savourer la victoire. 15h. Parce que forcé de rejoindre sa réunion, il quitte son équipe de 2.0. Une fois à la réunion, il ajoute deux bières au 4 qu’il avait pris le matin chez Tagne. Après la réunion, son meilleur ami lui annonce une heureuse nouvelle : son fils est sorti de l’hôpital après un court paludisme (Chez nous il suffit de peu pour boire). Ils s’en vont célébrer cela. A 24h exactement, il se retrouve à sa 9ème bière. il s’en va se coucher après avoir vomi comme une femme enceinte. Le lendemain, il est peu productif au bureau à cause de la migraine. Mais qu’à cela ne tienne, à la premier occasion, il recommencera.

No alcool
No alcool

Faire ses vaccins et ses bilans de santé !!!

 

Déjà, suivre ses vaccins, ce n’est pas évident dans notre pays. Combien de fois faire des bilans de santé ? En effet, chez nous l’on se rend à l’hôpital quand plus rien ne va. Après avoir essayé de s’auto soigner à la maison. Pourtant, on nous le dit très souvent : « Homme en bonne santé est un malade qui s’ignore ». Ainsi, pour maintenir son corps en bonne santé, il faudrait dans un premier temps connaitre l’état de sa santé. Même si il est vrai que vue les conditions de vie difficiles, cela n’est pas toujours aisé.

Voilà ainsi détaillé, comment maintenir son corps en santé dans un contexte camerounais.

Cet article, s’inscrit dans le cadre de la Campagne #SantéPourTous organisée par le collectif de blogueur camerounais et succède celui de Mireille Flore Chandeup sur Cameroun : voici pourquoi des femmes meurent en donnant la vie.

 

* Deuxième Phase du projet d’assainissement de la ville de Yaoundé.


« L’Homme noir ne meurt pas de saleté »

L’homme noir ne meurt pas de saleté, c’est l’une des raisons pour lesquelles le lavage des mains avec du savon ne rentre pas trop dans nos habitudes.

 

Le lavage des mains compte pourtant parmi les moyens les plus efficaces pour prévenir les maladies oro-fécales et respiratoires. En effet, le lavage des mains surtout après contact avec les fèces peut conduire à la réduction l’incidence diarrhéique de 42 % à 47 % et une réduction de 30 %  des infections respiratoires*.

Se laver les mains, oui ! Mais pourquoi ?

 

Se laver les mains permet de rompre la chaîne de transmission des maladies féco-orales. Les mains sont pour notre organisme, ce que les périphéries d’entrée sont pour un ordinateur. Au contact avec plusieurs éléments, elles constituent de potentiels véhicules pour de nombreux germes. Germes  portés pendant toutes les activités que nous menons au quotidien.

OMS, Manuel PHAST
Principales voies de transmission des maladies féco-orales

Parlant des maladies dont la courroie de transmission ce sont les mains, à l’instar des Diarrhées et les maladies respiratoires,  Les enfants constituent une couche très vulnérable. Selon l’UNICEF, la diarrhée, à elle seule, tue un enfant à toutes les 30 secondes à travers le monde*. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) quant à elle, estime que la diarrhée et les infections respiratoires sont responsables des deux tiers des décès d’enfants*.
Au regard de ce qui précède, le lavage des mains, ne se limite plus à une affaire de choix. C’est une nécessité voir obligation. Il ne suffit plus dès lors de se laver les mains, mais bien se laver les mains.

 

Se laver les mains oui ! Mais comment ?

 

L’image si après représente ce qui doit être fait dans l’idéal. Néanmoins, la réalité, confrontée aux conditions d’existences en Afrique subsaharienne surtout, ne permet pas un tel lux.

( OMS, adapté par l'auteur pour la campagne lavage des savon à l'université Senghor)
Étapes du lavage des mains mains avec du savon

Alors je dirais tout simplement pour moi, se laver les mains, bien se laver je veux dire c’est :

Se mouiller les mains à l’aide d’une eau qui coule ;
Les savonner ;
Les frotter pendant quelques secondes ;
Les rincer ;
Et enfin les essuyer avec une serviette à usage unique.

Il existe une divergence d’opinions quant à la nécessité d’utiliser du savon antibactériens où encore des produits similaires. Néanmoins, selon des recherches, n’importe quel savon et l’eau (propre) utilisés de manière appropriés, éliminent de façon adéquate les microbes contenus dans la saleté qui se trouve sur les mains. Mais également que les savons antibactériens et les autres désinfectants pour les mains ne présent aucun avantage supplémentaire. Il suffit juste de recouvrir les mains du savon et par la suite de les rincer.

Le taux de lavage des mains chez nous, est bas non pas du fait du manque de savon ou d’eau. Mais juste par ce que c’est une pratique qui n’est pas entrée au cœur de nos habitudes.

 

En effet, dans la plus part des foyers, le savon a pour seules vocations la lessive, la vaisselle et le bain. L’eau n’est non plus un facteur limitant même si il est vrai que bon nombreuse localités ne dispose d’une eau de qualité. Cela est aussi parfois du au fossé qui existe, être ces population et l’information. Mais aussi du fait des cultures. Il est donc nécessaire dans l’optique de vraiment faire entrer cette pratique dans nos coutume et célébrer non pas la journée mondiale du lavage des mains le 15 octobre de chaque année. Mais l’année du lavage des mains tous les jours de l’année. Et surtout aux moments indiqués : Après le contact avec les fèces, avant le contact avec les aliments, avant et après le repas, et après le contact avec des personnes et objets souillés.