Grippe aviaire : quand le malheur des uns fait le bonheur des autres

Un foyer de grippe aviaire décelé à Yaoundé.

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La radio annonce que le virus responsable de la grippe aviaire a été détecté en périphérie de Yaoundé au complexe avicole de Mvog-Betsi. Le constat d’une « forte mortalité de la volaille » du dit complexe en est, en effet la base. Elle précise a ce sujet que « près de 15.000 » volailles sur les 33.000 que dénombre le site sont décédés.

Ces décès ont été enregistrés en trois jours, entre le 20 et le 23 mai, selon un bulletin d’analyse du Laboratoire national vétérinaire (Lanavet).

Même si jusqu’ici un seul foyer a été décelé, et aucun cas de contamination humaine n’a été officiellement signalé, les autorités ont vite fait de rassurer la population. Selon eux, des dispositions ont été prises, notamment en cas de « contamination humaine ». En outre, le 27 mai 2016, le Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, en la personne du Dr Taïga a également annoncé une série de mesures préventives afin d’éviter l’apparition de nouveaux cas de grippe aviaire. Entre outre, il a ordonné « la fermeture de la vente de volaille dans les marchés sur l’ensemble du département du Mfoundi », dont Yaoundé est le chef-lieu, ainsi que « des opérations de police sanitaire et vétérinaire » dans les exploitations avicoles de la zone.
Ces dernières mesures plongent les camerounais dans des souvenirs très profonds. En effet, en 2006, le Cameroun, avait été touché par le virus H5N1, tout comme plusieurs pays à travers le monde.
Si dans certains pays on en garde plus de mauvais souvenirs, ici, monsieur tout le monde semble plus tôt n’avoir gardé que du bon de la crise passée. Comme quoi le fameux dicton « le malheur des uns fait le bonheur des autres » semble trouver sa justification.

Grippe aviaire : Des poulets et des œufs à gogo
N’étant pas accessible au quotidien au camerounais moyen, en 2006 le poulet avait été liquidé sur le marché informel à des prix dérisoires, faisant donc le bonheur des familles qui d’habitude ne peuvent pas s’en procurer.

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Les éleveurs, ces Hommes de classe moyenne et aux familles nombreuses ne cherchant à ce moment qu’à rentrer en possession d’à peu près la somme qu’ils avaient dû investir pour l’achat de la provende. Certains se souviennent également d’avoir battu leurs records d’œufs contenus dans une omelette. En effet, ces œufs, qui d’habitude sont vendu à 75 FCFA, se retrouvaient au prix de 25 FCFA. Soit le tiers du prix habituel.

Comme me disait un ami, « je garde la même position, attendant faire à nouveaux le plein de poulet de toute une vie ». Comme pour dire que malgré les frayeurs et risques autour de cette nouvelle irruption de la grippe aviaire, les camerounais n’ont pas peur. Bien au contraire, ils guettent les marchés en attendant la baisse des prix des denrées avicoles.

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